Falmarès est poète, peintre, dessinateur et ambassadeur de la paix. Né en 2001 à Conakry, en Guinée, il vit aujourd'hui à Nantes.
En 2016, la disparition brutale de sa mère le pousse à quitter la Guinée. Le voyage le conduit à travers le Mali, l'Algérie et la Libye, jusqu'en Italie, où il séjourne dans un camp pour migrants. C'est là, dans les nuits sans sommeil, qu'il commence à écrire ses premiers vers en français, moins par vocation que par besoin : les mots deviennent un moyen de tenir. Il arrive en France en 2017.
Depuis 2018, il développe une œuvre consacrée à l'exil, à la mémoire et à l'identité. Il publie cette année-là son premier recueil, Soulagements — Amours et douleurs, aux Éditions Les Mandarines (Brec'h), qui deviennent aussi sa famille d'adoption. En 2020, il reçoit le prix Lycée de Poésie de l'UNICEF (aussi appelé prix Lycée de l'Europoésie), puis, la même année, il est nommé Ambassadeur de la Paix à Genève (France–Suisse). Suivent Soulagements 2 — Tropiques printaniers (2020) et Les lettres griotiques (2021), toujours aux Mandarines, puis Syli ô Guinée (2023, Éditions Yigui).
En 2023, il publie chez Flammarion Catalogue d'un exilé, un recueil remarqué qui entre au programme scolaire de français en classe de 5ᵉ (manuel Hachette, 2026). Il y ajoute en 2026 un second titre chez Flammarion, Le jardin des flamboyants (427 pages). Il est aujourd'hui l'auteur de six recueils de poèmes.
Parallèlement à l'écriture, Falmarès développe depuis plusieurs années une pratique de peintre et de dessinateur, consacrée aux visages, à la mémoire, aux cultures et à la transmission. Il prépare actuellement Les Tresses, un livre d'artiste réunissant peinture, dessin et poésie, dont le manuscrit a été transmis aux Éditions Les Mandarines.
Il travaille aussi à un roman épique en vers libre, Conte des Rivières du Sud (environ 300 pages), consacré à l'histoire d'une famille guinéenne de 1900 à 2023, entre immigration et mémoire. Commencé en 2019, ce projet mêle expérience personnelle, histoire guinéenne et transmission, à la croisée du roman, du conte, du récit de vie et de la poésie. Il s'est notamment poursuivi lors d'une résidence d'écriture à la Maison Germaine Tillion (décembre 2025 – mars 2026), suivie d'une résidence d'artiste au Pôle Artistique & Culture Angel Vannier (mars – juin 2026).
Falmarès collabore régulièrement avec l'Université Clermont Auvergne et des chercheuses en littérature, autour de projets consacrés aux migrations, à l'exil et à la littérature contemporaine, notamment dans le cadre de la revue Sociopoétiques. Il participe aussi à des expositions, rencontres-lectures et publications universitaires et culturelles, notamment autour du programme R-EVE (Réfugié·e, Enfance, Violence, Exil) et de la revue Mémoires en jeu.
Il intervient régulièrement auprès d'écoles, de collèges et de lycées, en milieu carcéral, en EHPAD et maisons de santé, ainsi que dans des festivals littéraires, des salons du livre et auprès d'associations, convaincu que son parcours peut aider d'autres jeunes à ne pas se sentir seuls.
Langues : français (courant), soussou (langue maternelle), anglais et espagnol (niveau scolaire).
Printemps 2023...
Agenda 2022


Falmarès repousse les frontières pour le Printemps des Poètes
Le thème de la 25ème édition du Printemps des Poètes : Frontières, résonne tout particulièrement au cœur du jeune « réfugié poétique ». À l’âge de 14 ans, en 2016, il quitte la Guinée suite à la disparition de sa mère et d’autres événements familiaux douloureux.
Après avoir traversé le Mali puis l’Algérie où il travaille six mois sur un chantier, son patron le confie à des inconnus pour l’envoyer vers la Libye, où il passera trois mois. Victime de violences physiques et psychiques, il finit « par être embarqué sur un zodiac de 7 mètres où sont entassés 180 personnes, direction l’Italie ».
C’est dans le camp de “migrants” de Bolzano qu’il se lance dans l’écriture de ses premiers vers, « non pas par passion, mais pour trouver le sommeil » après ce terrible périple.
Il arrive ensuite en France par Paris, puis la Bretagne, où il publie en 2018 son premier recueil de poèmes, “ Soulagements ” lancé par les Éditions Les Mandarines.
Les succès précoces, avec la publication de ses premiers ouvrages à 16, 18 et 19 ans, mais aussi les craintes, avec l’annonce d’expulsion du territoire français (OQTF) et les batailles pour son titre de séjour enfin obtenu en janvier 2023, font de Falmarès le meilleur témoin de ces combats : Je ne suis pas Migrant / Je suis une lueur de colombe / Une flamme de liberté / Une tenacité d’acier / Un rêve en marche…